Article mis à jour le 27 septembre 2026.
Avec le retour du chauffage, l’air de nos logements change de nature. Passer jusqu’à 90 % de son temps en intérieur l’hiver, fenêtres fermées, favorise l’accumulation des polluants domestiques. Selon un rapport de l’Anses publié en avril 2026, le chauffage au bois est identifié comme une source majeure de pollution de l’air, avec des effets « fortement indiqués » sur la santé respiratoire et cardiovasculaire. Voici, dans notre rubrique Maison, les gestes naturels et prudents à adopter pour préserver la qualité de l’air intérieur sans attendre les premiers symptômes.
Ce que dit le rapport de l’Anses
D’après l’analyse de l’Anses, la combustion du bois domestique a représenté, sur une période hivernale récente en France métropolitaine, une part très importante des particules organiques et du carbone suie mesurés dans l’air, ainsi qu’une portion notable des particules fines (PM2,5). L’agence recommande aux ménages équipés d’un poêle ou d’une cheminée de privilégier un allumage par le haut, d’utiliser exclusivement du bois bien sec, d’éviter les fonctionnements à allure réduite (souvent responsables d’une combustion incomplète) et d’aérer régulièrement les pièces chauffées, même en hiver.
Les gestes naturels à adopter à la maison
- Aérer chaque pièce au moins 10 minutes par jour, y compris les jours froids, comme le recommande le ministère de la Santé
- Chauffer modérément : environ 19°C dans les pièces à vivre, 17°C dans les chambres la nuit
- Faire entretenir chaque année les appareils de chauffage au bois par un professionnel qualifié
- Privilégier des produits d’entretien naturels et peu émissifs plutôt que des sprays parfumés, qui ajoutent des composés organiques volatils à un air déjà chargé
- Surveiller l’humidité ambiante, en visant une hygrométrie entre 40 et 60 %, pour limiter à la fois les moisissures et la sécheresse des muqueuses
Ces réflexes rejoignent ceux déjà utiles contre l’humidité : notre guide sur les bons réflexes naturels contre les moisissures détaille comment repérer et traiter un excès d’humidité, autre facteur qui dégrade fortement l’air intérieur en automne et en hiver.
Un enjeu particulier pour les personnes sensibles
La baisse de la qualité de l’air intérieur à l’arrivée du froid coïncide souvent avec la reprise du chauffage et la fermeture prolongée des fenêtres, une période où les allergies aux acariens ont tendance à s’aggraver. Les personnes asthmatiques, allergiques ou souffrant déjà d’une fragilité respiratoire ou cardiovasculaire sont les plus concernées par les particules issues de la combustion du bois. En cas de toux persistante, d’essoufflement inhabituel ou de gêne respiratoire qui ne s’améliore pas avec ces gestes simples, il est important de consulter un professionnel de santé plutôt que de se limiter à des solutions naturelles — retrouvez d’autres repères prudents dans notre rubrique Santé.
Questions fréquentes
Le chauffage au bois est-il dangereux pour la santé ?
L’Anses indique un niveau d’indication fort d’effets néfastes sur la santé respiratoire et cardiovasculaire liés à la pollution de l’air par le chauffage au bois, en particulier avec des appareils anciens ou mal utilisés. Un appareil récent, bien entretenu et utilisé avec du bois sec réduit sensiblement les émissions.
Faut-il vraiment aérer son logement en hiver malgré le froid ?
Oui : les recommandations officielles préconisent d’aérer au moins 10 minutes par jour toute l’année, y compris en hiver, pour renouveler l’air et évacuer les polluants qui s’accumulent plus vite lorsque les fenêtres restent fermées.
Quels signes doivent inciter à consulter un médecin ?
Une toux qui persiste, un essoufflement anormal, une gêne respiratoire répétée ou une aggravation d’un asthme connu doivent amener à consulter un professionnel de santé, au-delà des seuls gestes d’aération et d’entretien du logement.
Sources
- Anses — Chauffage domestique au bois, pollution de l’air et effets sur la santé
- ADEME — Protéger sa santé face à la pollution de l’air
- Qualitel — La pollution intérieure en hiver, pourquoi et comment agir
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale